Les royaumes renaissants : un autre advergame communautaire

juin 2, 2008

Présentation

Je vous présente ici un jeu multijoueur dans lequel l’aspect communautaire a été poussé à son maximum. Il s’agit d’un jeu de gestion de vie médiéval dans lequel il faudra évoluer en se construisant un réseaux de d’amis joueurs ainsi qu’un commerce, une exploitation agricole et une vie politique. Développé par Celsius online en 2004, ce jeu propose une immersion totale dans une Europe occidental du moyen âge où plus de 165000 joueurs ont déjà adhéré.

Système de jeu

Il existe, dans les royaumes renaissants, trois niveaux de respect que l’on devra atteindre en remplissant nos missions. Celles-ci consistent à accumuler du capital, rencontrer les autres joueur, se nourrir, se vétir et développer son exploitation. Il faudra revenir chaque jour au moins 5 minutes pour entretenir son avatar. Plus on gravit les échelons plus les fonctionnalités du jeu ainsi que son intérêt grandit. Nous évoluons dans une interface clair et vite accessible représentée par une carte. Il est possible d’accéder à divers lieux comme une mairie, une taverne… Chacun ayant une utilité propre. Par exemple la taverne nous permet de communiquer directement avec les autres joueurs et d’interagir de différentes manière. On peut notamment offrir des verres à nos compagnons, ce qui est assez sympathique comme ambiance. L’effet se retrouve tout de suite dans la mesure où tous les joueurs sont sociables et accueillants. Les caractéristiques de l’avatar sont proches de celles des RPG. Ainsi notre héros devra développer sa force son intélligence…

Les outils pour fidéliser

Je pense que l’outil principal est la grande sociabilité des joueurs et les moyens mis en œuvre pour la conserver. Il faut pour pouvoir passer le premier niveau avoir la confiance de 3 joueurs. Notre première mission dans le jeu revient à aller discuter avec les joueurs les plus actifs et anciens pour s’en faire des amis.

Il existe un système de parrainage qui à chaque filleul fournit de la monnaie en cadeau. Ce système peut être assez intéressant pour les nouveaux joueurs mais son intérêt décroit avec l’ancienneté du joueur.

Le modèle économique du jeu se base sur l’achat de points de caractéristiques pour l’avatar ou encore à acquérir plus de monnaie. L’interface d’achat est humoristique et permet une bien meilleur approche du processus d’achat pas toujours bien accepté par le joueur.

La promotion

Comme tout jeu communautaire l’intérêt marketing est indiscutable. Une relation longue peut être créée par le jeu entre la marque et le joueur. La marque aura alors une double étiquette celle de fournisseur de produit et celle de fournisseur de jeu distrayant.

Je regrette néanmoins la faible visibilité du site qui ne fait de la publicité que par bannière sur des sites spécialisés de jeux.

Plus d’info


Urban rivals : le modèle des advergames communautaires

mai 24, 2008

Présentation

Urban rivals est un des jeux que j’appelle « advergame communautaire« . Il en est même le précurseur et c’est avec ce jeu que j’ai eu l’idée de mon mémoire. C’est un modèle de réussite car aujourd’hui il réunit plus de 2 millions de joueurs dans une dizaine de pays. Je tiens a préciser que ce jeu est franco/français. Urban rivals est un jeu de carte MMO RPG gratuit du type Magic et très addictif mais sa réussite réside plus dans son modèle de promotion et de captation des investissements.

Historique

L’aventure a démarré en 2002, le jeu a été développé par l’agence Urban rivals en partenariat avec l’entreprise d’édition de BD Soleil qui a été la principale source d’investissement de départ. Il y avait deux enjeux. D’une part créer un jeu qui attirerait un maximum de joueurs avec un concept original et d’autre part promouvoir les personnages des BD les moins connus des créateurs de Lanfeust de Troy.

Système de jeu

Le système de jeu est parfaitement en accord avec les valeurs des éditions soleil. Par le jeu de carte, ils ont pu présenter leurs créations graphiques dans un environnement propice et valorisant. Le jeu consiste à se créer un deck de 8 cartes parmi plus de 300, aujourd’hui. Le but étant d’en avoir un maximum pour optimiser ses chances de réussites. Il faudra défier les autres joueurs en one to one pour gagner à la fois de la renommé mais aussi des clintz qui sont une monnaie fictive permettant d’acheter des cartes sur le marché des joueurs, qui obéi aux même lois que la bourse. Vous pouvez alors imaginer l’ampleur de ce qui s’y passe : spéculation, OPA, échange, enchère, tournoi de joueurs avec lot…

Les outils pour fidéliser

Tout d’abord l’aspect communautaire est très important et se rapproche de celui de WOW. Outre les messageries, systèmes de chat, de personnalisation d’avatar, de forum, il est possible de créer sa guilde et d’en rejoindre des plus influentes.
Il existe une deuxième méthode pour acquérir des cartes et celle-ci est payante en euro, par texto, paypal. Avec 3 euros on gagne 60 crédits qui nous permettent d’acheter des packs de trois cartes à 20 crédits chacun. L’intérêt est qu’il faut acheter au moins une fois des crédits pour pouvoir vendre sur le marché. Rare sont les joueurs qui ne l’on pas fait. Toutes les deux semaines de nouvelles cartes inédites sortent. Toujours plus attractives pour les joueurs, elles sont la cible de toutes les convoitises et le seul moyen pour les acheter, étant donné qu’elle ne sont pas encore sur le marché des joueurs, est de le faire avec des crédits… Vous comprendrez que les prix des nouvelles cartes (en clintz) explose à leur sortie et que donc tout le monde achète des packs… Le système de rémunération du jeu est aussi une grande réussite surtout qu’il reste toujours un jeu gratuit.
Enfin le système de forward par parrainage est un réel atout pour développer le jeu. Celui-ci permet d’avoir à chaque fois en cadeau 10% des crédits acheté par nos filleuls. Le système marche car j’ai moi même 51 filleuls (et oui je suis aussi joueurs).

Promotion

Le contrat passé avec Soleil est désormais clos et Urban rivals a arrêté de publier des cartes à leur effigie. Mais la promotion continu avec d’autre maison d’édition moins connu que Soleil. Leur campagne de communication omniprésente sur les sites du type dailymotion nous montre aussi que leur travail de définition de leur cible a bien été mené et qu’ils ont réussi à « activer les réseaux sociaux des gamers dans le cadre de leur stratégie marketing » vous me suivez ?