Indentité numérique et plateformes Web

septembre 28, 2008

Probablement mon prochain sujet de recherche, l’Identité Numérique.

Je me demandais dernièrement si j’étais geek au vu des multiples plateformes web que j’utilise et je me demandais si j’étais le seul. Et bien, je ne pense pas être le seul, d’une part et d’autre part je pense que tous ces médias sociaux et autres outils de sélection de l’information sont indispensables à la création d’une identité numérique.

Cette identité numérique est elle aussi indispensable quand l’on veut profiter pleinement du Web 2.0, qui implique, création de contenu personnel et partage de ce contenu (ex : un blog). On peut donc en conclure quelque part, que le Web 2.0, c’est un peu la mise à disposition pour tous de nos passions, de nos hobbies, de nos usages…

Si nous n’avons pas d’identité sur le Web, nous aurons aussi beaucoup de mal à faire partie d’une communauté.
Ainsi je me demande maintenant, par quoi passe la constitution de notre identité numérique et quel impact a celle-ci sur notre insertion dans une communauté.

Voici une mise en image de ce qui, pour moi, constitue l’identité numérique :

J’attends vos remarques 🙂

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Le web 2 : c’est quoi ce bordel ?

juillet 13, 2008

Comme vous pouvez le constater je ne suis pas très disponible pour seabuzz en ce moment pour la simple et bonne raison que mon autre blog advergame.fr me prend beaucoup de temps. Je ne vais pas vous cacher qu’il m’apporte beaucoup dans ma passion de l’advergame (synthèse parfaite entre le web, le jeu vidéo et le marketing). Enfin passons et place à mon écrit sur le web 2.0.

Qu’est ce que le web 2.0 ?

Aujourd’hui on ne sait plus ce qu’est vraiment le web car celui-ci devient de plus en plus complexe. La multitude d’outils qui sont publiés chaque jour, les milliers de blog, de réseaux sociaux, d’outils de communication en tout genre, de flux rss, de plugins… contribuent à cette mélasse quasi indescriptible, ce concept flou dont tout le monde parle, qu’est le web 2.0.

Je ne donnerais bien sûr pas la réponse à cette question dans cette article mais je vais essayer de résumer en deux points ce que c’est. Résumons le web 2 (vous allez souvent lire web 2 dans mon article :)) en une phrase.

Le web 2.0 met à disposition des outils de construction ET de partage de contenus exportables.

Qu’est ce qu’un contenu exportable ?

Un mot barbare pour pas grand chose car ces contenus sont au nombre de 5 et tout le monde les utilise constamment. On a donc : le texte, la vidéo, la musique, la photo et le jeu vidéo.

Ils sont exportables grâce aux outils que le web nous fournit. Qui n’a jamais vu la même vidéo 2 fois sur youtube et dailymotion, ou la même musique sur deezer et radioblogclub, le même jeu sur jeuxvidéoflash et kongregate ? Voici ce qu’est le caractère exportable du contenu. Les multiples outils du web nous offre la possibilité de partager nos médias à l’infini sur des plateformes différentes pour toucher différentes populations.

Les outils de construction de contenu

La mise à disposition de ces outils est d’abord dû à la démocratisation du haut débit, de l’internet illimité et de son omniprésence grâce au wifi, smartphone…mais aussi des outils de développement, flash, php, silverlight. Sans ça on ne parlerait pas de web 2.0.

Chacun des 5 médias ont des outils bien spécifiques de création mais je crois que le plus important pour comprendre ce qu’est le web 2.0 est bien le blog. Plus qu’un portail d’expression et de communication, le blog est avant tout un des premiers outils qui a permis aux internautes lambdas sans aucune connaissance informatique (programmation html,php) de contribuer réellement à la construction d’internet. Par leurs articles, commentaires… les blogueurs peuvent réagir aux problématiques de toutes sortes, donner leurs avis, partager leurs connaissances et ceci, en temps réel, en un clic de souris et deux touches de clavier.

Grâce à la multiplication des outils de création de plus en plus simples d’utilisation et aux coûts de plus en plus réduit (pictogame pour la création de jeux, logiciel de mix, de montage vidéo et photo, d’encodage…) les internautes ont maintenant la possibilité d’agir sur tout les fronts pour s’exprimer.

Pour résumer les outils de création de contenus sont issus de la démocratisation de l’accès à internet et ont pour résultat l’accroissement du potentiel d’expressions de tous les internautes.

Le partage

Les outils de partage et les médias sociaux sont la partie la plus visible de l’iceberg et c’est là dedans que l’on s’y perd.

Ce que nous offrent les médias sociaux est la possibilité d’échanger, de partager, de classer nos médias (vidéo, texte… vous suivez ?) si durement créés par nous même et les autres.

Une multitude de médias sociaux existe, Frédéric Cavazza a défini 8 types de médias sociaux. Pour ma part je les ai classifié en 4 familles.

1) Tout d’abord les outils de partage de médias.

Il y a les outils de publication tel que les digg like, les blogs, les plateformes wiki, les sites de médias citoyen (agoravox).
Le partage des vidéos (youtube, dailymotion…), musique (deezer, fuzz…), les univers netvibes (agrégateur de flux rss public), liens (del.icio.us), photo (flickr).
Enfin le partage de jeux vidéo avec les plateformes du type kongregate, pictogame, popfly, sims carnival.

2) Les outils de partage d’idées et de dialogue

J’y intègre les outils de discution, msn, gtalk, skype.
Les outils de microblogging : plurk, twitter, friend feed, blog it
Enfin les live coast comme yahoo live.

3) Les réseaux sociaux

Les réseaux sociaux ont la particularité de faire une synthèse plus ou moins pertinente de tous les outils précédent. Pour exemple, Facebook offre la possibilité outre que créer un réseaux, de publier des articles, des vidéo, photos… de dialoguer en direct comme pour msn, de rassembler ses outils de microbloging (freindfeed, twitter). Mais il existe deux types de réseaux sociaux (pour pas compliquer les choses).

Les macro réseaux (type facebook, bebo) qui connecte tout le monde ensemble. On peut dire que le but de ce genre de réseaux est d’avoir un maximum d’amis :).

Les micro réseaux qui eux sont ultra qualitatif. Je prendrais par exemple NING dans lequel on crée un mini réseau social sur un sujet très précis du type : les adorateurs lyonnais de la version non remasterisé de l’épisode 5 de star wars.

4) Le web immersif

Bon le titre n’est pas terrible mais je suis encore en pour parler avec moi même pour celui-ci.
Dans cette famille j’y intègre les univers virtuels et sociaux du type, second life, IMVU dans lesquels on dialogue, on étend son réseau, on se crée un avatar… L’immersion dans un univers 3D est probablement l’avenir du web, il n’y a qu’à voir l’actualité de Google avec son Lively, le nouveau concurrent de SL qui le revendique. Ça laisse présager ce que sera le 3.0.
Enfin les jeux vidéo MMO RPG du type WOW. Il y en aurait des choses à dire mais pour résumer rapidement, on retrouve dans ce type de jeux les mêmes problématiques que dans les réseaux sociaux, à savoir création de personnalité virtuel, échange d’information, création de réseaux personnels, partage de contenu…

Conclusion : malgré cette mélasse bordélique qu’est le 2.0, j’ai tout de même l’impression que les outils commencent à être reconnaissables et étiquetables, c’est du moins ce que je ressent avec les macro réseaux sociaux.

Le web 2.0 c’est la mise à disposition des outils de construction ET de partage de contenus exportables dans le but de laisser l’internaute modeler son espace virtuel à sa guise.


Urban rivals : le modèle des advergames communautaires

mai 24, 2008

Présentation

Urban rivals est un des jeux que j’appelle « advergame communautaire« . Il en est même le précurseur et c’est avec ce jeu que j’ai eu l’idée de mon mémoire. C’est un modèle de réussite car aujourd’hui il réunit plus de 2 millions de joueurs dans une dizaine de pays. Je tiens a préciser que ce jeu est franco/français. Urban rivals est un jeu de carte MMO RPG gratuit du type Magic et très addictif mais sa réussite réside plus dans son modèle de promotion et de captation des investissements.

Historique

L’aventure a démarré en 2002, le jeu a été développé par l’agence Urban rivals en partenariat avec l’entreprise d’édition de BD Soleil qui a été la principale source d’investissement de départ. Il y avait deux enjeux. D’une part créer un jeu qui attirerait un maximum de joueurs avec un concept original et d’autre part promouvoir les personnages des BD les moins connus des créateurs de Lanfeust de Troy.

Système de jeu

Le système de jeu est parfaitement en accord avec les valeurs des éditions soleil. Par le jeu de carte, ils ont pu présenter leurs créations graphiques dans un environnement propice et valorisant. Le jeu consiste à se créer un deck de 8 cartes parmi plus de 300, aujourd’hui. Le but étant d’en avoir un maximum pour optimiser ses chances de réussites. Il faudra défier les autres joueurs en one to one pour gagner à la fois de la renommé mais aussi des clintz qui sont une monnaie fictive permettant d’acheter des cartes sur le marché des joueurs, qui obéi aux même lois que la bourse. Vous pouvez alors imaginer l’ampleur de ce qui s’y passe : spéculation, OPA, échange, enchère, tournoi de joueurs avec lot…

Les outils pour fidéliser

Tout d’abord l’aspect communautaire est très important et se rapproche de celui de WOW. Outre les messageries, systèmes de chat, de personnalisation d’avatar, de forum, il est possible de créer sa guilde et d’en rejoindre des plus influentes.
Il existe une deuxième méthode pour acquérir des cartes et celle-ci est payante en euro, par texto, paypal. Avec 3 euros on gagne 60 crédits qui nous permettent d’acheter des packs de trois cartes à 20 crédits chacun. L’intérêt est qu’il faut acheter au moins une fois des crédits pour pouvoir vendre sur le marché. Rare sont les joueurs qui ne l’on pas fait. Toutes les deux semaines de nouvelles cartes inédites sortent. Toujours plus attractives pour les joueurs, elles sont la cible de toutes les convoitises et le seul moyen pour les acheter, étant donné qu’elle ne sont pas encore sur le marché des joueurs, est de le faire avec des crédits… Vous comprendrez que les prix des nouvelles cartes (en clintz) explose à leur sortie et que donc tout le monde achète des packs… Le système de rémunération du jeu est aussi une grande réussite surtout qu’il reste toujours un jeu gratuit.
Enfin le système de forward par parrainage est un réel atout pour développer le jeu. Celui-ci permet d’avoir à chaque fois en cadeau 10% des crédits acheté par nos filleuls. Le système marche car j’ai moi même 51 filleuls (et oui je suis aussi joueurs).

Promotion

Le contrat passé avec Soleil est désormais clos et Urban rivals a arrêté de publier des cartes à leur effigie. Mais la promotion continu avec d’autre maison d’édition moins connu que Soleil. Leur campagne de communication omniprésente sur les sites du type dailymotion nous montre aussi que leur travail de définition de leur cible a bien été mené et qu’ils ont réussi à « activer les réseaux sociaux des gamers dans le cadre de leur stratégie marketing » vous me suivez ?